Numerus clausus. Jusquà quand ?

08/02/2018

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Le numerus clausus 2018 a été publié au Journal officiel le 29 décembre dernier. Cette année encore, il est en "légère" augmentation. Mais son avenir pourrait être menacé. La Médicale vous explique en quoi, et vous livre dans le détail la répartition des places allouées dans chaque discipline à lissue de la PACES.


13 523 places ! Le numerus clausus (ou nombre fermé en latin) 2018-2019, toutes filières confondues - médecine, pharmacie, dentaire et maïeutique - n’a jamais été aussi élevé en PACES.

Les candidats pharmaciens gagnent 20 places supplémentaires par rapport à l’année dernière (3104 en 2017).
Les aspirants dentistes obtiennent eux aussi un tout petit mieux avec 1203 places, (cinq de plus que l’an passé).
Quant aux futurs médecins, ils ont franchement de quoi se réjouir. Avec 8205 candidats pouvant être admis en deuxième année à l’issue de la première année commune des études de santé (PACES), leur numerus clausus est en hausse de 1%, dépassant pour la deuxième année consécutive la barre des 8000 places (8144 en 2017).
Seuls les étudiant(e)s en maïeutique (sage-femme) voient leur nombre de sièges diminuer, descendant tout juste en-deçà du seuil symbolique des 1000 places.

Répartitions disparates

Au regard de ces chiffres, les pouvoirs publics affichent donc clairement leur volonté d’augmenter le nombre de places destinées à accueillir les futurs médecins en deuxième année. Tous territoires confondus. Que ce soit dans les grandes villes comme Montpellier (+ 4 places), Aix-Marseille (+ 10 places) et Lyon (+ 15 places). Ou dans celles de régions plus rurales, comme Limoges et Saint-Étienne qui gagnent respectivement quatre et cinq places supplémentaires par rapport à 2017. A l’arrivée, ce sont douze facultés sur les trente-neuf réparties sur le territoire français qui enregistrent une augmentation du nombre de fauteuils d’amphi alloués aux professionnels de santé de demain. Et les vingt-sept autres présentent un numerus clausus quasi stable au regard de celui de l’an passé.



Quelles pistes alternatives ?

Pour autant, les représentations syndicales étudiantes, aux côtés de la Conférence des Doyens de Faculté de Médecine et de nombreux syndicats de professionnels de santé, plaident aujourd’hui pour une sérieuse réforme de ce système de sélection tenu, depuis sa création par Simone Veil en 1971, pour responsable de la majeure partie des inégalités de répartition des soignants en France. Parmi les dernières initiatives en date ? Celle du Dr. Olivier Véran, l’ancien référent santé du candidat Macron, député LREM et neurologue au CHU de Grenoble qui propose une transformation du numerus clausus en numerus apertus (nombre ouvert). En clair une inversion du mode de pensée qui ferait reposer la sélection, non plus sur un seuil plafond de professionnels de santé à former, mais sur un seuil plancher.

Les pouvoirs publics sont bien sûr très loin d’avoir tranché. Mais la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a récemment reconnu qu’un « travail sur la formation médicale et sur le concours d’entrée » était nécessaire. Des annonces en ce sens devraient être faites courant 2018.


Crédit photo : ©stokkete

 

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