Infirmiers en pratique avancée : ce que cela change dans votre pratique

30/07/2018

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Le décret définissant le périmètre dactivité de ces nouveaux « super-infirmiers » est paru ce mois de juillet. Dès l'automne, une dizaine duniversités devraient proposer un master consacrant le nouveau métier de lIPA Qui ne devrait pas bouleverser les modalités dexercice des médecins généralistes libéraux.


 5 000. C’est le nombre de postes d’infirmiers en pratique avancée (IPA) que le gouvernement espère créer dans les équipes de soins libérales et hospitalières durant le quinquennat.

Dès cette rentrée 2018, une dizaine d'universités devraient ainsi inaugurer le master qui consacrera ce nouveau métier prévu par la loi santé. D’une durée de deux ans, le diplôme sera accessible à tous les infirmiers diplômés d'État (IDE) ayant au moins trois années d'expérience. Et le cursus comprendra obligatoirement une formation sur les pathologies chroniques stabilisées, comme le diabète par exemple, sur la prévention, et sur les polypathologies courantes en soins primaires, comme l’angine et la bronchite.
 
Enfin, oncologie, hémato-oncologie, maladie rénale chronique, dialyse et transplantation rénale devraient également faire partie du champ d’intervention des infirmiers en pratique avancée. Pour l’heure, faute de « consensus sur le champ d’exercice avancé », le volet santé mentale et psychiatrie ne devrait pas être proposé aux futurs IPA avant, au mieux, 2019, estime la Directrice de l’Offre de soins (DGOS), Cécile Courrèges.
 

Médecins vigilants

Côté médecins, on « attend de voir comment cela va se mettre en place, mais nous restons vigilants », analyse le secrétaire général de MG France, le Dr Jean-Louis Bensoussan. La crainte initiale des généralistes libéraux était de voir des infirmiers hospitaliers venir travailler en ville. Les textes devraient, sur ce terrain, rassurer les praticiens, puisqu’ils définissent le champ d’action des IPA, laissant, in fine, la main aux médecins. Ainsi, si l’infirmier en pratique avancée pourra bien exercer « en pratique ambulatoire », ce sera « au sein d'une équipe de soins primaires coordonnée par le médecin traitant ». Et c’est « le médecin, en lien avec l'IPA, (qui) décide des patients auxquels un suivi par cet infirmier sera proposé ».

Enfin, toujours au regard des arrêtés attendus, si l'IPA est habilité à réaliser certains actes techniques, prescrire des examens complémentaires et des dispositifs médicaux, renouveler ou adapter des ordonnances en cours ou encore demander des actes de suivi et de prévention, l’interprétation des résultats reste de la seule et unique compétence du médecin.
 







Crédit photo : Adobe Stock

 

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