Cumul emploi retraite : un bon choix ?

29/04/2019

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A ce jour, un médecin libéral sur dix en activité cumule emploi et retraite daprès les chiffres publiés par la Drees et la CARMF. Les « cumulants » (médecins retraités actifs) sont de plus en plus nombreux et de plus en plus âgés Poursuivre une activité professionnelle tout en percevant une retraite est-il vraiment intéressant pour doper ses revenus ? La Médicale vous aide à peser le pour et le contre.


Fiche conseil 

 
 
 
 
 
 
 
 

Travailler encore et toujours, tout en touchant une retraite. Les médecins libéraux et plus particulièrement les spécialistes de secteur 2 sont les champions du cumul emploi retraite. Un médecin libéral sur dix en activité cumule emploi et retraite, soit un peu plus de 12 000 en 2018. D'après les données de la CARMF, au 1er janvier 2019, 5 469 médecins généralistes exercent en cumul retraite/activité ; ce qui représente 46% des effectifs des médecins retraités actifs libéraux.

Un dispositif de cumul qui n’est plus plafonné en fonction des revenus depuis 2009, mais qui n’est pas sans incidence sur les cotisations et la protection sociale. Alors, avant de se lancer dans une reprise d’activité mieux vaut connaître les ficelles financières de l’opération sous peine de cotiser à perte et de perdre le droit à une assurance invalidité décès. Et savoir qu’il existe des alternatives au cumul avec notamment la retraite au temps choisi. 

 

Travailler plus... pour gagner moins

Deux cas de figure se présentent lorsqu’un médecin libéral cumule retraite et activité. Il bénéficie du cumul intégral s’il a atteint 65 ans et le nombre de trimestres pour prétendre à la retraite à taux plein et qu’il a fait valoir ses droits à la retraite auprès des régimes de retraite obligatoires de base et complémentaires. Normalement la CARMF (Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France) vous en a informé. Le cas échéant, le dispositif du cumul s’effectuera avec limitation de revenus. Tout dépassement de plafond (40 524 euros Plafond de la sécurité sociale 2019) suspendra d’autant le versement de la retraite.

S'offrent alors deux solutions :

  • Continuer sans prendre sa retraite : toute année cotisée en plus va apporter un supplément de retraite et le praticien garde sa protection sociale en continuant à bénéficier de la couverture du régime invalidité décès. Mais en fonction de son volume d’activité, ses charges et impôts peuvent rendre son exercice moins rentable.

  • Continuer en demandant la retraite : la formule permet de cumuler retraite et revenus, mais cela implique de continuer de cotiser à perte à la CARMF et de ne plus bénéficier du régime invalidité décès. 

 

Bon à savoir

  • Si votre revenu net non salarié annuel en année N-2 est inférieur à 40 000 € et que vous exercez dans une zone déficitaire en offre de soins, vous êtes dispensé de cotisation à l’ASV (Avantage Social Vieillesse).

 

Travailler moins pour gagner plus

  • Liquider sa retraite et reprendre une activité libérale

    Les retraités peuvent continuer à travailler sans limite de revenus lorsqu’ils exercent dans le cadre de la participation à la permanence de soins ou qu’ils pratiquent certaines activités d’expertise ou de conseil aussi bien dans un domaine juridique, scientifique, littéraire ou artistique.
     

  • Opter pour la retraite en temps choisi

    Pour ceux qui ne souhaitent pas s’arrêter à l’âge fatidique, ils peuvent opter pour le temps choisi. Une réforme encore peu connue mise en place par la CARMF en 2015, qui permet de ne plus cotiser à perte car chaque cotisation compte pour de nouveaux points retraite et le médecin conserve sa prévoyance et son indemnité décès.

     

Alors que s’annonce une vaste réforme des retraites, avec la suppression des 42 régimes particuliers de retraite pour la mise en œuvre d’un régime universel, le mécanisme de « retraite en temps choisi » de la CARMF est précurseur.
En effet, en permettant de continuer à travailler plus longtemps tout en différant la liquidation de la pension, ce dispositif qui offre une surcote 
(sur les régimes complémentaires et l’ASV) de 1,25 % par trimestre (soit 5 % par an) cotisé après 62 ans jusqu’à 65 ans, puis de 0,75 % (soit 3 % par an) pour tout trimestre cotisé entre 65 et 70 ans, permet aux médecins libéraux d’améliorer nettement leur retraite moyenne. 
Après la mise en place d'un système équivalent en 2019 à l’AGIRC ARRCO, « la retraite en temps choisi » serait donc en passe d’être appliquée à l’ensemble des français dans le cadre du régime universel » constate la CARMF.  

 

Crédit photo : Adobe Stock 

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    Dans ce registre, le professionnel de santé ne doit enregistrer que des données strictement nécessaires concernant l’identité du patient lors d’une prise de rendez-vous, le contenu de son dossier médical, les traitements susceptibles de comporter un risque pour les droits et libertés des personnes et signaler s’il utilise un système de géolocalisation ou de vidéosurveillance.

    La Cnil propose un modèle de ce registre. Dans les cabinets de ville, contrairement aux structures hospitalières ou aux maisons de santé, il n’est pas nécessaire de désigner un délégué à la protection des données.
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